11.11.2009

Un tribunal impose l'adoption homosexuelle

Les élections arrivent et chacun des deux partis institutionnels ressort ses produits d'appels pour attirer l'électeur. Là ou la droite parle d'identité nationale et d'immigration, la gauche parle de mariage et d'adoption pour les homosexuels.

Un magistrat a, une nouvelle fois, oubliait les devoirs de sa charge en privilégiant ses convictions personnelles. Il a ainsi annulé une décision refusant l'adoption d'un enfant par une personne homosexuelle.

Dans cette affaire, tous oublient que la volonté et les droits des adoptants ne comptent pas. La seule chose qui compte est l'enfant, son intérêt qui doit être supérieur à tous le reste...bien sur, un enfant ne vote pas et c'est pour cela qu'il est instrumentalisé voir sacrifier par les politiques.

L'homosexualité n'a rien de physique, de génétique ; il s'agit de sentiment que deux personnes de même sexe ont l'un envers l'autre. A partir du moment où ils font le choix de vivre pleinement ces sentiments, ils doivent en assumer les conséquences, dont les trois principales que sont l'impossibilité de se marier, l'impossibilité d'avoir recours à la procréation médicalement assistée, et la quasi impossibilité d'adopter.

Ceux qui prônent l'ouverture du mariage aux homosexuels ou l'adoption sont doublements dans l'erreur.

D'abord parce qu'ils parlent d'égalité mais l'égalité s'appliquent pour des personnes dans la même situation et un couple d'homosexuel n'est pas dans la même situation qu'un couple hétérosexuel. Ensuite parce que cette revendication revient a nié le choix de vie fait par les homosexuels, voir a nié l'existence même de l'homosexualité.

La revendication de l'adoption pour les homosexuels et de leur accès au mariage n'est que la nouvelle forme de l'homophobie.

 

06.11.2009

Jacques Chirac devant les juges

Jacques Chirac va donc devoir se présenter devant des juges pour répondre à des emplois présumés fictifs de la mairie de Paris. Je ne réagis pas à la question un peu tard; c'est le reste du monde qui s'est précipité pour prendre ce renvoi comme un fait établit, oubliant que le parquet pouvait faire appel.

Globalement, la réaction a été de considérer cela normal, Jacques Chirac étant redevenu un citoyen comme les autres....cela est vrai. Pour autant, comment ne pas réagir au double discours tenu dans beaucoup de médias. En effet, si Jacques Chirac devait passer en justice comme n'importe quel citoyen, un certains nombre de journalistes ont laissé entendre qu'il devait également passer en justice parce qu'il était un ancien président de la République et qu'une décision contraire aurait été une protection. D'autres n'ont pas hésité à dire qu'il était temps puisque Jacques Chirac aurait été protégé dans d'autres affaires. Ce qu'ils appellent protection, c'est un non lieu.

Il semblerait donc que Mr Chirac, tout citoyen comme les autres qu'il soit, bénéficie d'une présomption de collusion, voir de culpabilité.

Les réactions du monde politique sont extrêmement mesurées, en commençant par celle de Mr Sarkozy qui s'est pour une fois abstenu de mettre la pression sur la justice, comme si une attaque contre Mr Chirac risquait d'amener celui ci a sortir une casserole sur untel ou untel.

Est-il normal de voir un ancien Président devant la justice? Bien sur d'autant qu'il est présumé innocent. Bien sur, cela peut être troublant, surtout s'il devait être condamné, mais ce n'est pas parce qu'on ne parle pas des problèmes qu'ils n'existent pas. En empêchant de poursuivre Jacques Chirac entre 1995 et 2002, la justice n'a pas protéger l'homme mais elle a protégé la fonction Présidentielle. En amenant Mr Chirac devant les juges, sans doute pour 2010, la justice Française démontre une certaine indépendance et j'espère que la future décision, qu'elle quelle soit, sera respectée par le monde politico-médiatique.