10.10.2009

L'affaire Frédéric Mitterrand

Cette semaine, « l’affaire Mitterrand » a défrayé la chronique. De prime abord, toute personne normalement constituée doit être choquée par cet homme qui explique et se vante presque d’avoir eu recours au tourisme sexuel pour pratiquer la pédophilie.

Nous sommes en France et même un proche de Sarkozy, même un homme qui trahit les valeurs qu’il prétendait défendre mérite la présomption d’innocence; alors examinons les faits de manière dépassionnée.

Lorsque Mr Polanski a été arrêté pour le viol d’une enfant de 13 ans, Mr Mitterrand l’a défendu en sous entendant qu’il ne devait pas être poursuivit du fait qu’il était un grand cinéaste, sous entendant du même coup que ce type de comportement méritait une impunité.

Sur TF1, Mr Mitterrand explique que ce n’est pas un récit, pas une autobiographie, que ce n’est pas lui mais il dit je….les différentes références sur son livre dans le commerce l’indiquent pourtant comme autobiographie. Mr Sarkozy estime avoir appris a connaître Mr Mitterrand grâce à cet ouvrage. Lors des interventions promotionnelles de son livre, Mr Mitterrand parlait d’une autobiographie. Malgré ses explications, il semble donc qu’il s’agit d’une auto biographie.

Le terme « jeune garçon » est le plus choquant puisqu’il sous entend que Mr Mitterrand a pratiqué la pédophilie. Devant Laurence Ferrari, il explique que ce terme désigné plutôt des jeunes hommes, voir un boxeur de 40, et en tout état cause, une personne de son âge. Admettons donc que le terme ait été mal choisis, ou en tout cas, mal interprété.

Reste la question du tourisme sexuel; la « journaliste » de TF1 n’a pas insisté sur ce fait. Il semble bien que Mr Mitterrand se soit rendu dans un pays ou la misère sans nom pousse des personnes à se prostituer. On ne peut reprocher à une personne d’avoir eu recours à un prostitué, même si les circonstances sont ce qu’elles sont.

Face aux faits, Mr Mitterrand peut il rester au gouvernement? Certainement. Le doit il? Je ne le pense pas. Un ministre de la République a un devoir d’exemplarité même si son supérieur n’est pas exemple. Aujourd’hui, ce devoir n’est pas remplis. Un sursaut d’éthique en Sarkoland? La semaine prochaine répondra à la question.

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